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Qu’est-ce qu’une infrastructure réseau et comment bien la gérer ?

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L’infrastructure réseau est la colonne vertébrale de toute entreprise moderne. Essentielle pour une collaboration optimale à l’heure du numérique, elle fait également face à de nombreux enjeux, tout particulièrement dans le domaine de la sécurité.

Ce guide vous propose des explications claires sur les bases de l’infrastructure réseau, ses différentes typologies et donne quelques conseils pour la protéger efficacement au quotidien.

Table des matières

Qu’est-ce qu’une infrastructure réseau ?

L’infrastructure réseau fait référence à l’ensemble des équipements, logiciels et protocoles nécessaires pour connecter différents appareils et leur permettre de communiquer entre eux, via internet ou au sein d’un réseau fermé sans accès au web.

Pour aller plus loin dans cette définition, mentionnons qu’une infrastructure réseau correspond globalement aux trois premières couches du modèle OSI (Open Systems Interconnection), une norme internationale pour la communication en réseau des systèmes informatiques.

Il s’agit des trois couches dites “matérielles”, qui sont orientées communication et reposent sur du matériel informatique et un système d’exploitation. Leur objectif est de rendre possible la transmission des données. Elles complètent les couches “hautes” dont le rôle est d’assurer l’interaction entre les programmes ou encore la communication avec des systèmes tiers notamment.

Enfin, rappelons qu’une infrastructure réseau repose sur trois piliers :

  • Un pilier “hardware”, comprenant notamment les routeurs, répéteurs, switches ou encore gateways.
  • Un pilier “software”, qui inclut les différents outils et applications de gestion ou de surveillance du système.
  • Un dernier pilier “network” dans lequel on retrouve principalement les protocoles réseau : IP, TCP, UDP, etc.

À quoi sert l'infrastructure réseau ?

Illustration d'une infrastructure réseau

Véritable épine dorsale du système informatique, l’infrastructure réseau joue un rôle critique dans le bon fonctionnement d’une organisation. Voyons d’un peu plus près les grands usages d’une infrastructure réseau.

1 - Gérer les connexions au(x) serveur(s)

L’un des rôles primaires de l’infrastructure réseau vise à rendre possible l’accès à des serveurs depuis différents périphériques (ordinateurs, smartphones, etc.).

2 - Échanger les données

Impossible d’évoquer l’infrastructure réseau sans parler de sa fonction principale : la transmission d’informations au sein du réseau. Sans elle, les utilisateurs sont dans l’incapacité de s’envoyer des messages ou des fichiers via le réseau qu’ils utilisent

3 - Permettre et gérer l’accès au web

L’infrastructure réseau a aussi un rôle de contrôleur par l’intermédiaire du protocole LDAP (Lightweight Directory Access Protocol). Grâce à ce dernier, il est possible de paramétrer des identifiants propres à chaque utilisateur pour leur permettre d’accéder à Internet (ou à un intranet). Un collaborateur ne renseignant pas les bonnes informations ne sera pas autorisé à accéder au réseau. 

Du reste, certains sites peuvent être bloqués sur la base de divers critères, afin d’empêcher leur consultation depuis le réseau de l’entreprise.

4 - Automatiser certains processus métier

La notion de processus métier, très en vogue depuis maintenant plusieurs années, est indissociable de l’infrastructure réseau : l’automatisation de flux de travail implique en effet le transfert et l’agrégation de données en autonomie.

Il est donc nécessaire d’autoriser ces mouvements de données tout en proposant un transit rapide et sûr des informations.

5 - Sauvegarder des données en continu

Pour qu’une entreprise puisse réaliser des sauvegardes régulières de ses données critiques, elle doit nécessairement s’appuyer sur son réseau pour directement dupliquer, déplacer puis ranger au bon endroit les informations à conserver.

6 - Favoriser le travail collaboratif

Avec la démocratisation du télétravail et des outils en ligne collaboratifs, l’infrastructure réseau fait office d’agent de régulation du trafic en analysant la provenance et la légitimité des différentes connexions, qu’elles proviennent des locaux de l’entreprise ou d’autres lieux.

Quelles sont les familles d’infrastructure réseau ?

Si vous avez décidé de faire l’acquisition d’un logiciel pour vous assister dans la gestion de votre parc informatique, peut-être avez-vous déjà remarqué la vaste palette de choix disponibles. A ce titre, voici quelques points à examiner durant votre phase de sélection.

1. Local Area Network (LAN)

L’infrastructure réseau LAN est la plus limitée d’un point de vue géographique. Le LAN peut toutefois réunir plusieurs centaines d’ordinateurs sans problème, du moment que ces derniers sont présents au sein d’un périmètre restreint (quelques kilomètres tout au plus). C’est donc un type de réseau couramment retrouvé dans les locaux d’une entreprise, les universités ou encore une institution publique.

La majorité du temps, la connexion avec les serveurs se fait à l’aide des protocoles Ethernet ou via la technologie de transmission de données par fibre optique. Il est aussi courant de retrouver des réseaux sans-fil, principalement basés sur le protocole 802.11ac. Ces réseaux gérés par ondes radio sont appelés des WLAN (Wireless Local Area NetWork), mais sont plus connus sous l’appellation Wi-Fi !

Attention : Internet n’est pas une composante du LAN ! Ces réseaux ne sont par défaut PAS reliés au web.

2. Metropolitan Area Network (MAN)

Lorsque plusieurs réseaux LAN sont reliés entre eux à l’échelle d’une métropole, alors on parle de MAN. Il s’agit d’un réseau unique élargi autorisant la communication entre plusieurs machines situées dans des lieux moyennement espacés (quelques dizaines de kilomètres maximum) : des agences immobilières, les différents bâtiments de l’administration publique d’une métropole, le campus d’une grande université, etc.

Cette liaison s’effectue grâce une technologie de “dorsales”.

3. Wide Area Network (WAN) + Telecom

Le WAN, évolution directe du LAN et du MAN, est une infrastructure réseau pouvant couvrir de grandes distances et est généralement utilisé pour relier des machines sur un pays ou un continent tout entier.

Pour connecter différents réseaux de plus petite taille, un WAN s’appuie sur des protocoles différents que ceux mentionnés plus haut : par exemple, l’IP, l’ATM ou encore le MLPS (sur lequel nous allons nous pencher plus loin) sont régulièrement utilisés. 

À titre informatif, les opérateurs télécoms / FAI utilisent des WAN pour proposer leurs services à l’échelle d’un pays tout entier. 

4. Global Area Network (GAN

Parfois considéré comme un synonyme du WAN, le GAN en reprend les principales caractéristiques, mais à une échelle planétaire. On parle alors de réseau global ou mondial.

Internet, par exemple, peut être considéré comme un GAN !

Pour relier plusieurs WAN, un GAN recourt à des connexions via câbles sous-marins ou des satellites (Starlink illustre bien ce système).

Comment déployer une infrastructure réseau de type LAN ?

RSI s'occupant de l'infrastructure réseau de son entreprise

La mise en place d’un LAN demande une bonne préparation ainsi que d’excellentes connaissances sur le sujet des infrastructures réseau. Cette compétence n’étant pas toujours présente en interne dans les entreprises de taille intermédiaire, le recours à un prestataire externe peut s’avérer utile.

Indépendamment du choix d’internalisation ou d’externalisation d’une infrastructure LAN, en connaître les grandes étapes du déploiement assure une meilleure compréhension de ses enjeux.

En voici les grandes phases : 

1 - Définition des besoins et planification

En matière d’infrastructure réseau, l’audit de l’existant et l’identification de ses enjeux sont primordiaux pour poser les bases du projet et surtout, lui associer un cadre clair. Dès lors, divers critères sont à prendre en considération : 

  • Superficie des locaux et éventuelles spécificités ou contraintes techniques
  • Nombre d’utilisateurs et de postes de travail
  • Nombre de serveurs
  • Quantité de données à faire transiter
  • Débit et bande passante souhaités
  • Exigences en termes de sécurité

Cette phase d’étude permet de définir le budget nécessaire à la réalisation du chantier. Si vous travaillez avec un prestataire d’infogérance, cette phase sera à mener en collaboration avec lui de manière à fluidifier l’ensemble des processus.

2 - Câblage et serveurs

La suite du processus de déploiement consiste à câbler l’ensemble de l’infrastructure réseau pour relier les différents postes entre eux. Si le projet prévoit l’utilisation du sans-fil, des bornes Wi-Fi (et/ou CPL) peuvent également être installées.

Dans certains cas, des serveurs sont à ajouter à l’existant pour des questions de stockage, auquel cas il devient nécessaire d’assurer leur compatibilité avec le reste du réseau et de choisir l’OS adéquat (système d’exploitation). 

3 - Déploiement des commutateurs

Pour rendre possible la communication entre le serveur et le parc informatique, il convient d’installer des commutateurs réseau. Ces derniers constituent les dernières pièces matérielles nécessaires dans le processus.

4 - Gestion des droits d’accès

Pour mieux contrôler l’accès au(x) serveur(s), il est possible de paramétrer l’infrastructure réseau en listant les adresses IP autorisées à s’y connecter. C’est ce qu’on appelle la configuration logique.

Cette étape offre naturellement une couche de sécurité bienvenue tout en proposant un niveau d’accès personnalisé à chaque utilisateur (ou typologie d’utilisateur).

Viennent ensuite s’ajouter les procédures plus classiques de génération des logins (identifiant + mot de passe) ou encore la création de “niveaux d’accréditation” selon les besoins.

5 - Configuration et tests

Enfin, diverses vérifications sont à mener pour garantir le bon fonctionnement de l’ensemble : la qualité de service est-elle satisfaisante ? Est-ce que les protocoles de routage et les adresses IP sont pleinement opérationnels ?

Des tests en environnement local sont également recommandés pour identifier puis corriger d’éventuels dysfonctionnements.

Comment renforcer la sécurité de votre infrastructure réseau ?

Étant donné la nature critique d’une infrastructure réseau, de nombreuses options existent aujourd’hui pour lui offrir un niveau de sécurité optimal.

  • Il est indispensable d’activer prioritairement un UTM (Unified Threat Management). Il s’agit concrètement d’une solution globale, évolution du pare-feu habituel, comprenant de nombreuses fonctionnalités visant à protéger l’infrastructure réseau. Parmi les plus intéressantes, nous pouvons citer : 
  1. L’antispam, en charge de détecter et bloquer les emails entrants suspects. Le phishing restant très présent, ce premier niveau de filtre est indispensable.
  2. Les classiques antivirus et anti-malware, dont le rôle est d’identifier puis de neutraliser les menaces informatiques via des technologies d’analyse et le recours à des bases de données de menaces déjà identifiées.
  3. Le contrôle des accès extérieurs avec une liaison site à site via le protocole IPsec, capable d’établir des connexions sécurisées sur un réseau tout entier, notamment grâce au chiffrement des données à la source.
  4. Le sandboxing, une technologie capable de générer des machines virtuelles totalement isolées du reste de l’infrastructure réseau afin d’y exécuter certaines applications potentiellement dangereuses sans risque.

  • Le déchiffrement TLS s’avère de plus en plus important pour contrer les menaces provenant du trafic chiffré au sein du protocole HTTPS. Cette technologie fonctionne de façon similaire à l’attaque de l’homme du milieu en venant se placer entre le serveur et le client pour intercepter les codes malveillants, autrement difficiles à bloquer.


  • Une politique de mots de passe ferme peut sembler évidente, mais dans les faits, nombreuses sont les sociétés à ne pas la prioriser. L’utilisation d’un gestionnaire de mot de passe (ou coffre-fort numérique) reste actuellement l’une des options idéales pour répondre à cet enjeu.


  • Pour les identifiants à privilège non humain – ou secrets -, des gestionnaires de secrets existent. À l’intérieur, on pourra retrouver des certificats, des clés API ou de chiffrement, voire certains identifiants “maître”.

  • Au-delà des identifiants classiques, les systèmes MFA (Multi Factor Authentication) constituent une couche de sécurité supplémentaire en demandant aux utilisateurs des codes de validation générés dynamiquement.

  • Empêcher l’installation et l’utilisation de programmes non autorisés par la DSI (Shadow IT) constitue un autre levier activable pour limiter le potentiel d’attaque via des failles non détectées dans le réseau. De la même manière, les applications n’étant plus utilisées devront être désinstallées rapidement.

  • La mise en place d’une politique Zero Trust remet en question l’idée traditionnelle selon laquelle les utilisateurs, les appareils et les réseaux internes peuvent être considérés comme « dignes de confiance ». Au lieu de cela, la politique Zero Trust considère chaque élément comme potentiellement dangereux et demande une authentification rigoureuse avant d’accorder l’accès aux ressources et aux données de l’entreprise.

  • Le recours à une solution d’EDR (Endpoint Detection and Response) peut également aider à mieux contrer les menaces. Avec des centaines de milliers de nouveaux virus chaque jour (!), les systèmes d’antivirus classiques ne suffisent pas.
    L’EDR se base sur des algorithmes d’intelligence artificielle pour analyser le comportement de chaque application dans le réseau. En cas de comportement anormal, l’application peut être mise sous surveillance ou en quarantaine si une validation humaine a été enregistrée.

  • Le cloisonnement réseau (ou segmentation réseau) vise à compartimenter le réseau interne en se basant sur la création de réseaux privés virtuels (VPN) ou la configuration de VLAN (réseaux locaux virtuels) par exemple.
    En limitant le flux de données entre les segments, le cloisonnement réseau peut aider à prévenir la propagation de malwares et d’autres menaces, ainsi qu’à réduire l’impact d’une éventuelle violation de sécurité.



Ces quelques pistes posées pour améliorer votre infrastructure réseau, nous ne pouvons que vous conseiller de faire appel à des spécialistes réseau. 

Chez SYXPERIANE, notre équipe d’experts IT s’appuie sur les meilleures technologies existantes pour améliorer la sécurité de votre infrastructure. N’hésitez pas à les solliciter et leur demander un audit de vos pratiques. 



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